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Le blog de association la grande metairie

MA VIE DE POÈME

8 Octobre 2013, 09:18am

Publié par association la grande metairie

Ce sera samedi 19 octobre à 20h30

Création du théâtre de l'Éphéméride. Parole neuve, rageuse, moderne, l'Ephéméride se bat pour mettre en scène des textes encore jamais joués en France.

Avec Evelyne Boulbar, pianiste, compositrice, chanteuse et scénariste et Patrick Verschueren, metteur en scène, comédien et chanteur, qui nous font l'honneur de venir depuis leur Normandie.

Petit récital où alternent des morceaux d'histoires, poèmes dits et poèmes chantés, permettant de rendre compte de la richesse et des multiples facettes du style du poète.

Extraits de poèmes mis en musique à écouter sur

http://fr.noomiz.com/maviedepoeme

et tapez ma vie de poème dans la case "rechercher"

Et site de l'épéméride : http://theatreephemeride.com 

 Création du théâtre de l'Éphéméride. Parole neuve, rageuse, moderne, l'Ephéméride se bat pour mettre en scène des textes encore jamais joués en France.

              Flyer-19-oct.-2013-recto-web-copie-4.jpg

Entrée : 10€, adhérents : 7€

Moins de 15 ans : gratuit

Chômeurs et étudiants : prix libre

Apportez un petit quelque chose à boire ou à manger à partager avec les artistes à l'issue du spectacle

Réservation conseillée au 05 53 60 56 93 ou assolagrandemetairie@gmail.com

"Raymond  Queneau  se  lève  un  matin,  plein  de  doutes.  Il  se lève  dans un  univers  habituel  mais presque hostile tant les choses lui échappent, le taquinent et le narguent ! Comme toujours, rien ne va comme il le souhaiterait mais il se lève, malgré tout.

Nous  assistons  alors  à  la  traversée  d’une  folle  journée  ordinaire  d’un personnage  un  peu maladroit,  un  peu  maniaque,  un  peu  à  part,  qui  cherche  par  tous  les  moyens  à  s’extraire  d’un quotidien qui l’ennui profondément. 

Il se démène contre le temps qui court, les objets vivants, les mots qui volent et autres fantaisies fantasmagoriques qui le hantent. Oui, Raymond Queneau est un personnage habité !  

Nous le voyons ainsi parler avec son réveil tout autant qu’avec Zazie qui, de grand matin, n’a déjà pas la langue dans sa poche ! Elle habite avec lui, dans sa petite chambre de banlieue, au même titre que l’ensemble des personnages qu’il a en tête. Cela fait vite beaucoup de monde pour un si petit endroit… De quoi se sentir très à l’étroit. 

Au  fur  et  à  mesure  de  la  journée,  les  angoisses  de  Queneau  prennent  le  pas  et  le  clown jusqu’alors drôle et attachant devient profond et triste. 

Le soir, c’est Sally Marra qui envahit son espace et sa tête. Une femme fatale, autre facette de sa personnalité  pourtant  introvertie,  qui  le  provoque,  l’allume  et  le  repousse,  comme  une  enfant joueuse  ! Il  est déconcerté  et séduit… Une  nouvelle dimension s’ouvre  alors  mais…  La journée déjà se termine, laissant Queneau hagard ! Il faut donc aller se coucher car demain recommence une nouvelle journée ! 

Cette traversée de l’oeuvre de Raymond Queneau - ces romans et ces poèmes mis en musique – est loufoque et décalée. Elle met en lumière la quête d’un homme à la fois engagé, aux inventions prolixes et parfois visionnaires, aux idées foisonnantes et à la volonté de plomb mais également d’un  homme  engoncé  dans  sa  peur  de  vieillir,  dans  sa  méfiance  du  monde  extérieur…  un  peu étriqué dans sa défiance face aux heures qui passent, sans retour. 

« Il faut de tout pour faire un monde », Queneau en est un parfait exemple ! "


 

 

 

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